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Parcoursup : les laissés-pour-compte

Photo du rédacteur: Nathalie Flichy
Nathalie Flichy
6 août
2 min de lecture

En ce moment arrivent à mon Atelier d’Art Graphique des élèves dont le dossier artistique, réalisé pour Parcoursup, a été rejeté de partout. Ils n’ont aucune école pour poursuivre leurs études. C’est catastrophique.



Ils viennent ici, à Boissy-Saint-Léger, afin de refaire leur dossier. C’est l’un des rôles de l’Atelier : accompagner les jeunes. Pas pour que je refasse leurs dossiers ! Non. Pour mettre en valeur ce qu’ils peuvent et doivent présenter.


La plupart de ces jeunes ne savent absolument pas ce qu’il faut montrer. C’est normal : après tout, ils sont encore très scolaires, et comment pourraient-ils savoir ce que les professeurs d’art attendent de voir ? Là, je peux les aider.


Je ne peux pas garantir leur succès. Je ne peux rien faire pour améliorer leur niveau scolaire, et leurs notes comptent. Par contre, je sais ce que les professeurs examinent. Cela implique une refonte de leur Portfolio, la reprise de ce qu’ils ont déjà présenté avec une perception différente.



Je les fais travailler. Ce n’est pas forcément agréable pour eux en période de vacances et, en plus, je suis exigeante, mais c’est un aperçu de ce qui les attend. Cela peut même leur être salutaire. Prépas et écoles supérieures artistiques ne sont pas toujours ce qu’ils imaginent !


On le sait, les places en écoles d’art publiques parisiennes, très spécialisées ou non, sont forcément limitées. Face à la quantité d’étudiants, elles écument. Les étudiants se rabattent sur des écoles publiques, par ailleurs excellentes, situées en province. Cela peut poser problème : l’éloignement implique la galère du logement et des frais souvent insurmontables pour les parents. Quant aux écoles privées… c’est la même difficulté : un tarif annuel inabordable pour toucher l’excellence et parfois - il ne faut pas se voiler la face - des cours et des diplômes non reconnus dans des écoles, disons… de moins haut niveau.


À mes yeux, les études ne devraient pas dépendre du milieu social ou des moyens financiers. Par contre, il faut se battre pour aller décrocher ce que l’on veut. Les études d’art peuvent être difficiles, bien plus qu’attendu.



L’Atelier pratique un tarif raisonnable et propose un agenda très souple. Il est encore temps si votre jeune est dans cette situation, s’il veut reprendre son dossier (certaines écoles laissent jusqu’au 24 août pour le soumettre) ou s’il a la possibilité de retenter sa chance en avril 2027.

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